23/11/2009
Ne pas bouder son plaisir
On ne va pas bouder son plaisir. Herman Van Rompuy c'est un grand cru pour notre pays. Ca fait du bien. On parle de nous un peu partout dans le monde. La Belgique, ce tout petit pays tout près des Canaries pour les Chinois, est en train de prendre sa place sur la carte du monde. On en avait déjà parlé avec l'affaire Dutroux et la marche blanche (vous vous souvenez : Belgique terre de pédophilie), également avec Tintin, avec Justine Henin et Kim Clijsters, plus quelques autres faits divers qui peuplent les nouvelles, mais tout de même, maintenant c'est du premier choix. Nous sommes les présidents de la communauté européenne, nous sommes les présidents de l'Europe, en fait nous sommes les présidents d'un continent alors nous sommes contents. Je n'en ai que faire de ce que les autres pensent. Ils sont jaloux, tant pis, c'est eux qui souffrent, pas moi, pas nous, pas notre Van Rompuy (prononcez comme « feuille » écrivent les agences de presse pour coacher les journalistes), pas ma mère, bruxelloise de souche, qui croyait que la Belgique allait disparaître et qu'elle allait devoir changer sa carte d'identité, maintenant ma mère est rassurée : son pays est le plus important aux yeux du monde, après Bruxelles bien entendu. . .
On ne va pas bouder notre plaisir. Nous avions déjà Bruxelles comme capitale de l'Europe, maintenant nous avons en plus Van Rompuy qui va nous diriger tout ce grand bazar !
Ca doit faire mal par où ça passe pour les français; eux qui sont obligés de tricher contre l'Irlande pour aller en coupe du monde de football, mal de voir ce p'tit mouchoir de territoire recevoir tant d'honneur . . . Quoi que Joe Dalton m'a étonné sur ce coup-ci. Sa déclaration vantant les mérites de Van Rompuy semblait sincère. Je crois qu'il l'aime bien, qu'il le respecte, mais que surtout il se dit que ce timide et discret personnage ne risque pas de lui faire de l'ombre. Quoi que ? Que nous réserve l'avenir.
Van Rompuy il me plaît. Et je vais vous dire pourquoi ; il y a dix ans on le disait fini, terminé, over, out, burn et tout . . . Son parti était de la crotte de Flandres. Regardez où il en est maintenant ! Si c'est pas un exemple pour nous tous.
Mes amis, il ne faut jamais se décourager. La roue tourne toujours, si on prend la peine d'actionner quelques mécanismes …
Patrick Ringal
16:00 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humeur, politique, herman van rompuy, belgique, europe
31/01/2008
Micro-trottoir
- Bonjour madame ! C’est pour une petite interview... Un micro-trottoir.
- Un micro quoi ?
- Trottoir. C’est pour la radio.
- Un micro-ondes ?
- Non, non, nous voulons connaître votre opinion sur N...
- Ta, ta, ta, je ne suis pas sensée être ici. Je ne veux pas.
- Mais nous ne dirons pas où nous sommes.
- Teu, teu, teu ! Vous me filmez avec votre engin ?
- Non madame ! C’est un micro !
- Allez ! Laissez-moi !
- Bien. Et vous monsieur ?
- Dites-moi, ...
- Que pensez-vous de Nicolas Sarkozy ?
- Oh la ! Un sacré gaillard ! Mais je crois qu’il n’est pas tout seul ! Ce n’est pas possible. Il a des frères triplés ou quadruplés ! Comment voulez-vous être le matin en Corse, à midi à Bordeaux, dans l’après-midi, un jogging le long de la Seine, et le soir en Inde ! Hein ! Dites-moi ? Non, non, votre Sarkozy est un petit excité et avec ses frères il trompe toute la France, le monde même ! D’ailleurs, ils sont Hongrois et je crois qu’en Hongrie ils aiment bien faire des triplés... Il va trop vite. Il veut être partout à la fois. Bientôt, on le verra sur la lune ! Comment voulez-vous qu’il se penche sérieusement sur les dossiers ? Et puis, je n’aime pas son goût du luxe. Par contre, il prend le temps quand il part en croisière ou en Egypte avec son allumette de mannequin...
- Bien, merci, que pensez-vous maintenant de Guy Verhofstadt ?
- Heu, ..., il a un nom trop compliqué ! Et il ferait bien de refaire ses dents !
- Bien, merci, et pour finir, que pensez-vous de Yves Leterme ?
- Ah lui ! C’est tout le contraire de Sarkozy ! Il prend bien le temps ! Il est sur le même dossier depuis sept mois... !
- Merci. Bonne journée. Pardon madame, que pensez-vous de ...
- Teu, teu, teu !
- Oh, excusez-moi, je ne vous avais pas reconnue !

Patrick Ringal
14:24 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Humeur, politique, belgique, sarkozy
23/01/2008
Nécro
L’acteur Heath Ledger est mort. Vous savez, c’est lui qui crevait l’écran dans « Brokeback Mountain », film génial et dérangeant.
Suicide ou accident ? On l’apprendra. En attendant, sa nécro n’est pas prête et les journaux sont pris de vitesse par ce destin fulgurant ; comme fulgurante est sa mort. Le net est déjà pris d’assaut par les fans ou les commentaires homophobes. Bien fait pour ce pédé ! Faire l’apologie de cette déviance ! Que je vous le dise ; en plus, il n’était même pas homo... Comme quoi, sur le net, l’intelligence et la sensibilité côtoient la connerie sous toutes ses formes !
Par contre la nécro de Britney Spears est prête ! C’est l’agence AP (équivalente à l’AFP) qui le dit. Vaux mieux se préparer. Elle est tellement dingue et en dehors du monde réel que Britney pourrait bien ne faire ce petit cadeau plus tôt que prévu ! Vous imaginez si elle cessait de crever le monde people et qu’elle venait à crever tout court, ce serait l’événement majeur de notre siècle, et le tirage de notre journal pourrait nous mettre à l’abri du besoin pendant quelques années...
D’autres nécros sont prêtes.
Celle de la Belgique, à mon avis, est déjà écrite en Flandre. Celle du Roi aussi. Et pourquoi pas celle de la francophonie ? Puisque l’anglais envahit tous les continents.
La nécro de Chirac est prête et c’est énervant qu’il tienne le coup. On aimerait tellement la publier parce qu’elle est bien écrite.
Carlos est mort d’un cancer et on le remercie... Le cancer est notre allié. Il tue à petit feu et ça nous laisse le temps de préparer une belle nécro, avec des photos inédites !
Qui d’autres ? Ben tiens, Verhofstadt, puisqu’il passera l’arme à gauche et à la Flandre nationaliste dans deux mois !
Tant de gens qui sont déjà morts et qui attendent dans les tiroirs de la morgue journalistique...
Patrick Ringal
11:16 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Humeur, politique, belgique, acteur, musique, Britney Spears
16/01/2008
Le salon de l'écologie
C’est le salon de l’auto à Bruxelles. Le salon de la liberté et de la beauté. Le salon du rêve. Les chromes rivalisent avec les diamants ; qui sera la plus belle ? Sauf que la voiture n’est pas éternelle.
J’ai assisté à cette discussion...
- Vous trouvez monsieur que la voiture est encore un symbole de liberté ?
- Bien entendu ! Grâce à elle, nous pouvons nous déplacer où bon nous semble, quand bon nous semble, il me semble. Je ne vois pas pourquoi elle ne serait pas LE symbole de la liberté. Beaucoup plus que la montgolfière !
- Dites ça à ceux qui sont arrêtés dans les bouchons ; ce matin il y a 20 kilomètres de bouchons entre Waterloo et Zaventem...
- Je dis ça à ceux qui attendent sur un quai de gare. Il reste encore quelques places sur les autoroutes. Je vous le dis. Quand elles seront toutes remplies, on en construira de nouvelles. Oui, la voiture rend libre. Avant de posséder ma voiture, j’allais dire bonjour à ma vieille mère (qui vit dans un home au vert, en campagne, au milieu des vaches, des vrais vaches, pas des clones) une fois par mois, quand ce n’était pas toutes les six semaines ! Monsieur, il me fallait prendre le métro, ensuite le train, ensuite le bus et enfin, marcher... Une heure trente de trajet ! De quoi regretter qu’elle soit encore en vie ! Maintenant, je prends ma voiture, et hop, me voilà chez elle une fois par semaine. Ma mère est heureuse de me voir, et elle se fout complètement du CO2 et du réchauffement climatique. De toute façon, elle a toujours froid aux pieds !
- Justement, que faites-vous de l’état de la planète ?
- Comme ma mère, je m’en fous ! Je ne vois pas ce que vous voulez dire ? Qu’est-ce qu’elle a la planète ? Moi, je ne sens pas la différence. Il fait plus chaud... Tant mieux, j’aime quand il fait chaud. J’aime le soleil. Que je vous dise, le salon de l’auto mettra l’accent sur l’écologie. Tous les constructeurs font un effort, un très gros effort pour que la voiture devienne plus grosse et plus sûre et plus propre. C’est le salon de l’écologie ! Vive la voiture ! Et vive les femmes qui vont avec !
- Pour être propre, il suffit de marcher un peu ou de prendre les transports en commun, de se bouger quoi !
- Vous êtes sourd ou quoi, je déteste les transports en commun ! J’aime ma voiture. Elle est spacieuse. Elle est chauffée. J’ai mon thermos de café. J’ai la radio, un GPS qui me dit où je me trouve dans le monde (c’est important de savoir où l’on se trouve, non ? C’est important de ne pas se perdre, tant de gens se perdent). Personne pour m’emmerder. Je règle quelques affaires avec mon portable, je lis mes emails. Je suis bien.
- Vous ne marchez jamais ?
- Je n’aime pas marcher. Il y a trop de voitures et puis ça pue ! Dans ma voiture j’ai la clim et ça sent bon le progrès ! Vive la voiture !
- Vous savez que la voiture est assassine...
- Hum ... ?
- Ben oui, la voiture tue plus que les armes à feu en Belgique. Ah ... aaaah !
- Je n’ai encore tué personne ! J’ai des détecteurs tout autour monsieur, je ne risque pas de cogner quelque chose... Vive la voiture !
Qui est d’accord avec qui ? Je vous le demande ? De toute façon, il y aura toujours du pour et du contre, bien au contraire ; même dans 50 ans, quand il n’y aura plus de pétrole et qu’on sera encore coincé dans un bouchon avec notre voiture qui roulera à l’hydrogène ou à l’eau ...
Patrick Ringal
11:29 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Humeur, sexy, auto, salon de l'auto, belgique
21/12/2007
Le cadeau de Noël de mon père
C’est un beau cadeau de Noël qu’il nous fait. C’est rassurant. C’est beau et ça fait chaud par où ça passe. Verhofstadt nous donne un gouvernement pour les fêtes. Je peux me poser au pied du sapin et étendre mes jambes sans craindre que le froid ne vienne mordre mes orteils.
Je me rappelle mes treize ans. Mon père avait perdu son travail depuis dix mois. Il ne ménageait pas sa peine pour en retrouver. Il partait tous les matins comme s’il allait conquérir le monde. Ma mère l’embrassait avec confiance. Nous, les enfants, nous ne savions pas que, sans travail, l’argent mit de côté s’écoulait et disparaissait comme du sable fin entre les doigts. La vie continuait, comme si de rien n’était (enfin, c’était ce que nous ressentions mon frère, ma sœur et moi).
Le temps aussi filait entre les doigts. Nous approchions de la Noël. Mon père devenait de plus en plus gris et de plus en plus irritable. Mon père était passé d’un paquet de cigarette par jour à trois ; c’était pour ça qu’il était gris, disait ma sœur.
Après quelques mois de recherche, mon père ne quittait plus la maison comme un conquérant, mais comme un chômeur frappé d’un poinçon rouge dans le dos. Ma mère continua néanmoins à l’embrasser le matin avec toute sa confiance de femme aimante.
Nos parents avaient acheté un petit sapin qu’ils avaient décoré d’une seule boule jaune, une magnifique boule jaune !
Mais nous n’avions pas de cadeaux. Ce n’était pas grave. On comprenait bien que la vie n’offrait pas toujours des cadeaux...
Le 24 décembre, mon père était parti comme à son habitude. Toutefois, il avait le dos un peu plus courbé. Il se sentait responsable de ne pas nous offrir un vrai Noël. (Ce qui était faux évidemment. Mais les pères et mères oublient que les enfants aiment leurs parents, même s’ils n’ont pas de travail.)
Et le miracle eut lieu !
Mon père appela d’une cabine. Ma mère pleura. Elle disait : c’est merveilleux ! C’est merveilleux ! Reviens-vite ! Et elle pleura encore plus. Des larmes chaudes. Des larmes qui dessinaient la Meuse et l’Escaut sur ses deux joues !
(Comment pouvait-on pleurer de si grosses larmes ? Et surtout comment pouvait-on pleurer en disant : c’est merveilleux ! Voilà ce qu’on se demandait mon frère, ma sœur et moi...)
Mon père avait trouvé du travail le jour du réveillon de Noël !
Il entra dans la maison, droit et fier comme Ramsès 31...
Nous passâmes le plus beau Noël de toute la terre. Et le cadeau trônait au milieu du salon... Un contrat signé par mon père ! Un petit papier qui ne payait pas de mine mais qui avait le pouvoir de nous rendre heureux ! Et surtout, de rendre mon père tout rouge et ma mère toute chaude...
Peut-être que Verhofstadt fait la même chose ce Noël ? Il nous redonne confiance.
Mon père n’est pas resté longtemps chez son nouvel employeur ; il a vite trouvé un autre travail à la hauteur de son talent, mais le fait d’en avoir décroché un le jour de Noël avait relancé la machine.
Alors, même si le gouvernement 3 n’est qu’intérimaire ou de l’ordre de l’étoile filante, il a le mérite de relancer la chaine de production des hormones de confiance... Non ?
Tout ça ne doit tout de même pas nous faire oublier que des millions de moutons ont été égorgés hier et que des milliards de particules se baladent dans l’air pour nous rappeler qu’on n’est pas sorti de la mine, que le climat se dérègle, que la pollution que nous générons est plus importante que la puanteur dégagée par certains politiques !
Patrick Ringal
10:25 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Humeur, politique, belgique, noël
02/12/2007
Brutus et Rufus s'interrogent
Brutus et Rufus sont deux pécheurs à la ligne. Ils aiment discuter à longueur de journée des petits riens de la vie... Ils collectionnent les calendriers de « Pin-up ».
- Alors, on est en décembre...
- Oui.
- C’est dimanche ?
- Oui.
- Il fait froid...
- Oui, mais qu’est-ce que tu as aujourd’hui ?
- Alors, dis-moi pourquoi on pêche alors qu’il fait froid, qu’on se les gèle et qu’on ferait mieux d’aller prendre une pinte chez Simone !
- Ben, parce qu’on aime pêcher, c’est tout. Tu vas toujours chercher 14 heures avant midi...
- Heu ... ?
- On est bien. Personne ne nous dérange. Le monde tourne sans nous. Leterme est parti par la petite porte. Tout ce foin pendant 175 jours pour rien. Nous on pêche et on sait qu’on va regarder le bouchon toute la journée. On va faire nos petites affaires. J’ai apporté la femme de décembre. Elle n’a pas l’air de trouver idiot qu’on pêche un dimanche.
- Ma femme lui ressemblait quand elle avait 25 ans.
- Elle lui ressemble toujours un peu.
- Merci Brutus !
- C’est pour moi.
- Ta femme aussi est belle.
- Je sais, sauf qu’elle m’énerve un peu. Elle me parle déjà du réveillon de Noël.
- Oh mon Dieu ! Le réveillon ! Comment faire pour y échapper ?
- Et si on faisait une nocturne ce soir là ?
- Non ! Je me ferai étriper, et tu sais que quand elle étripe, ça fait mal par où sa passe !
- Que les femmes sont compliquées ... Elle va me parler tous les jours du réveillon... Et faudra qu’on imagine ceci, qu’on organise cela, patititi, et créer des jeux pour amuser les petits enfants, et alors ... ma belle sœur ! Je n’ai rien à lui dire.
- Le réveillon, c’est faire semblant qu’on aime bien des gens qu’on n’aime pas. C’est faire semblant qu’on connaît bien des proches qui sont lointains et qu’on ne connaît plus !
- Et les cadeaux ! Je ne sais pas quoi offrir. « Mais chéri, on va chercher ! » Dis Rufus, je crains déjà les weekends qui viennent... Je crois que je vais être de corvée.
- Moi aussi !
- Merde ! Merci Jésus ...
- Merci les Rois mages !
- Qu’est-ce que tu vas demander à Père Noël ?
- Un calendrier et si ceux que je ne connais plus veulent bien mettre le paquet, un nouvelle canne au coup !
- Finalement, Noël n’a pas que du mauvais !
- Attention, t’as une touche !
- Oups !
Patrick Ringal
10:08 Publié dans Brutus et Rufus | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Brutus et Rufus, Humeur, politique, Leterme, Belgique
12/11/2007
Le Prince au Qatar
Ca aurait pu s’appeler « Le Prince en voyage » ou « Le Prince au Tibet », ou encore « Le Prince au pays de l’or noir » et « Le Prince sur la lune », mais non, c’était « Le Prince au Qatar ». Et ça ressemblait vraiment aux bandes dessinées de mon enfance, tellement le décor était à la mesure des mille et une nuits.
J’ai regardé l’autre soir « Place Royale » sur RTL-TVI, présenté par Anne Quevrin. Elle avait suivit le Prince Philippe de Belgique au Qatar ; Prince rejoint par sa moitié toute en rondeur quelques heures plus tard.
Je fus très impressionné. C’est que c’est un boulot de Dieu le père de représenter son pays, si petit soit-il et si divisé, dans une mission économique. Ca n’arrête pas ! Tout au pas cadencé.
D’accord, ce sont de beaux endroits, de belles réceptions, de beaux hôtels et de grands repas, avec de beaux serveurs et des belles femmes mannequins qui défilent avec de beaux diamants... Il y a pire comme métier... J’en conviens. Vivre dans le luxe n’a pas que des inconvénients. C’est toujours mieux que de manger à la cantine du CPAS.
Non, ce qui m’a frappé, c’est l’ampleur de la tâche pour rester toujours concentré, souriant, connaisseur, intéressé.
Tout d’abord : décalage horaire, puis dîner (enfin, chez nous on dit souper) avec le Prince héritier. Petite nuit puis petit-déjeuner avec des industriels ; ensuite visite de je ne sais plus quoi, puis réception en l’honneur de la Belgique, puis repas ; et on continue ... re-visite de je ne sais quoi, puis re-réception et re-dîner-souper avec le Roi cette fois. C’est qu’il en faut un foie à toute épreuve ! Pas question de se retirer pour aller gerber dans les toilettes dorées ! Re-petite nuitée, etc...
Moi, après un repas, faut que je fasse une sieste !
Ce qui m’a marqué aussi, je vous le dis tout net, c’est qu’au moment ou on votait la scission « Bruxelles-Halles-Vilvorde » le Prince Philippe gravissait les étages d’une immense et somptueuse tour construite par des belges ! Et on apprend qu’un pont moderne a également été construit par des belges. Et que les diamants belges s’exportent bien là-bas ... Et je suppose pleins d’autres choses ! Non !
Qu’on ne vienne pas me dire qu’un Prince ne sert à rien !
Ce qui ne sert à rien, ce sont les extrémistes flamands, les NVA et le Belang !

Patrick Ringal
17:15 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Humeur, belgique, belge, politique
09/11/2007
La fierté des gnous
Le séisme se calme un peu. Tant mieux. On ne va tout de même pas traverser le fleuve tous les jours comme un troupeau de gnous... Non !
Leterme n’est plus qu’un fantoche ou un subtil pantin mis en place par le Roi (fin connaisseur) pour ne pas irriter les flamands.
Les francophones, dont je fais partie, n’oublierons jamais le mépris avec lequel les flamands les ont applaudis lorsqu’ils ont quitté la salle de la honte.
D’ailleurs, bien fait pour eux, ils ont subi une tempête depuis... Le niveau des eaux monte. Même les hollandais en subissent les conséquences !
Non, je rigole. Reste que je ne comprendrai jamais l’usage de la force. Seul le dialogue compte.
Moi, celui qu’on a pris pour un gnou, je ne franchirai plus jamais le fleuve. Je préfère rester au sec ! Et je jure que, comme placide, je ne boirai plus jamais de Duvel ! Dommage, mais faut faire des choix...
Patrick Ringal
16:55 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Humeur, politique, belge, belgique
07/11/2007
Pour quelques voix de moins ...
Monsieur 800 000 voix n’est plus, ou presque. Il lui a manqué quelques voix ; celles de son parti.
Dommage. Belle leçon de démocratie que vient de nous donner la Flandre ! En confiant l’avenir des institutions à quelques négociateurs (frustrés de ne pas avoir récolté autant de voix que Leterme), les flamands n’attendaient pas que ceux-ci déchirent la Belgique. Des négociateurs qui n’ont fait que jouer dans la cour de la politique et non dans celle du pays. Ils ont joué jusqu’à tuer leur propre futur premier ministre. Ah, ce que la politique est loin des réalités de la vie ...
Patrick Ringal
14:40 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Humeur, politique, belgique, belge
05/11/2007
Le lion de qui ?
Et voilà que les francophones s’y mettent ! Il faut qu’ils entrent dans le bal par la porte des toilettes ! Faire pipi sur son territoire. Il n’y a plus que cette obsession qui compte pour l’homme, comme si on se sentait dépossédé de la terre matrice. C’est que le monde devient de plus en plus virtuel, alors oui, on aime marquer son terrain.
Donc, les francophones entrent dans la danse. Ca se passe à Waterloo, et à Waterloo il y a le lion. Le lion de Waterloo ! C’est là que sonne le tocsin des matous ! Parce que le lion de Waterloo est sur le territoire de la commune voisine ; Braine l’alleud. Et donc, les francophones dans cette région veulent l’appeler le lion de Braine l’alleud ! C’est tout bonus pour l’histoire. Il faudra dorénavant dire que Napoléon a perdu la bataille de Braine.
Il n’y a qu’un pas avant qu’ils ne réclament qu’on enlève le lion pour le remplacer par un coq ! Nous sommes Wallons, non ! Le lion est l’emblème de la Flandre. Alors, mettons un coq. Le coq de Waterloo, heu non, le coq de Braine !
Le bal des frustrés, je vous le dis, avec une forte odeur de toilettes ...
Mais soyons tolérants car si le lion avait été en Flandre, sûr que la butte aurait déjà été peinte en jaune et le lion en noir...
Patrick Ringal
17:25 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Humeur, belge, belgique, Waterloo, lion de Waterloo















