27/01/2010
Sorcery Boogie
Le travail est terminé. Cinq jours intenses de tournage et de montage pour un petit clip de Coldgenius. Je dis un petit parce que tourné en quelques jours, mais Coldgenius commencera au printemps un tournage en extérieur et espère rassembler bon nombre de participants. Nous aurons le temps d’en reparler.
« Quand Black Arthur arrive au milieu de nulle part, il tombe sur les sorciers qui chantent un boogie « Sorcery boogie » autour d’un feu. Black Arthur observe. Que voient les sorciers ? Des enfants brûlés par le KKK, un monde aussi dévasté que le sien et un souffle de colère impuissant à calmer les douleurs. Le White King n’est pas encore arrivé.
« Sorcery Boogie » extrait de l’album « Black Arthur »
Réalisation / Coldgenius
Paroles, musiques, arrangements / Patrick Ringal
Sur scène / Patrick Ringal (chant, guitare)
Jean-Pierre Moemaers (piano, guitare)
Marie Michiels (claviers, chant)
Benoît Dumont (basse)
Christian Verlent (batterie, percussions) »
Vous pouvez le voir sur Youtube.
http://www.youtube.com/watch?v=_vjtcRXSaKs
Merci
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03/10/2009
Un samedi de chien
Non content de me lever, je suis même sorti de chez moi... un samedi ! Je me suis dit : juste une petite balade, hein, une petite balade innocente, de quoi prendre l'air et voir des têtes différentes. Je ne voulais rien acheter, je m'étais juré de ne pas dépenser un euro, mais ce fut un assaut de promotions en tout genre.
La première m'a pris par la bande. Je suis entré dans un magasin qui ne vendait rien d'attirant, mais je me suis tout de même retrouvé avec un tas d'objets sur les bras. Je ne sais plus comment j'ai fait ? Puis, un peu plus loin, j'ai vu cette pub pour un appareil qui faisait tout en un. Tout quoi ? Je ne pourrais vous le dire, mais tout de même, tout en un ça valait le coup, non !
J'ai continué ma balade, parce que je n'avais pas encore vraiment eu le temps de prendre l'air. Je me suis arrêté devant une vitrine. Elle était lumineuse. Elle était tout en couleur. Elle brillait et clignotait comme si on était déjà à Noël. La vitrine me disait que ce qu'il y avait là au milieu de l'étalage était pour moi ! Ce n'est pas tous les jours qu'une vitrine vous parle...
Ce qu'il y avait au milieu, je vous le donne pour argent comptant, était exactement ce qu'il me fallait ! Exactement ce que je cherchais depuis tant d'années ! La chose ! L'objet par excellence ! Sa majesté ! Il coûtait cher, il dépassait de loin mon budget en ce 03 du mois (quoi que, on était au début du mois, non !) mais je savais qu'il règlerait tous mes problèmes. C'était le Maître-Achat ! Le lac Victoria ! La source du Nil !
J'ai fouillé dans mes poches, mes bonnes amies qui prennent toujours le temps d'emporter les cartes de crédit sans me demander ma permission et j'ai saisi la Visa !
Quand je suis rentré chez moi, je me suis effondré. Je me suis demandé pourquoi j'avais acheté tout ça ! Maintenant, je n'avais plus rien devant moi, plus un sou, même maigre, pour terminer le mois...
Alors, j'ai regardé et écouté le nouveau clip de « Coldgenius » pour me remonter le moral. Il est vraiment bien. Il donne de l'espoir.
Series of Hopes (Clip vidéo)
Patrick Ringal
16:40 Publié dans Coldgenius | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, coldgenius, argent, balade, rock
22/09/2009
Scène
J'ai trouvé ce lien pendant une pause nocturne. On y trouve « Coldgenius » en concert à Amay. On y retrouve un Ringalor pas mal gonflé par la bière mais tout de même alerte dans ses mouvements... !
http://www.rtc.be/content/view/7424/283
16:45 Publié dans Coldgenius | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humeur, concert, musique, rock, scène, coldgenius, patrick ringal, ringalor, chant
30/07/2009
Un millénaire
Vous savez, Ringalor a connu il n'y a pas si longtemps, oh un millénaire tout au plus, une période assez terne, voire morte, inerte quoi. Un millénaire parce que ça lui paraît si lointain.
Il ne se passait rien dans la tête de Ringalor. Il avait le plafonnier éteint (j'ai déjà utilisé cette image mais je l'aime bien).
Il restait assis sur un tabouret, dans un coin de la cuisine, près du plan de travail (qui ressemblait bigrement à un comptoir de bar). Il mettait à portée de main de quoi rester des heures sans bouger : cigarettes, cendrier, mouchoirs en papier – on ne sait jamais, il pouvait éternuer – et bien entendu des canettes de bières et un cubi de vin rouge.
Ringalor ne voyait pas le temps passer, et pour cause puisqu'il n'y avait plus de temps. Le temps, il y a un millénaire, se comptait en nombre de verres et en canettes de bières, voire en litres. Il restait là assis, les jambes grouillantes de fourmis, le regard vide. Quelquefois il regardait l'horloge murale, quelquefois il fixait le bout incandescent de sa cigarette.
Il n'y avait plus de temps parce que Ringalor se répétait : « Promis, c'est mon dernier jour ! Promis, j'arrête demain ! » et donc le moment présent n'existait plus.
C'était il y a un millénaire.
C'était il y a vingt jours et ça lui paraissait si lointain.
Comment en était-il arrivé là ? Personne ne pourra jamais le dire, car ce qui est dangereux avec l'alcool c'est qu'on ne sait jamais quand on commence... On ne se souvient pas du premier verre. L'alcool se pare de ses plus beaux atours et s'invite chez vous comme un vieux complice. Je suis celui qui va vous aider à vivre. Je suis celui qui va vous aider à bien vous marrer dans les fêtes et les mariages et les bistrots et les tout ce qui demande d'avoir le cerveau qui joue de la cornemuse pour supporter de bien se dindonner...
Ringalor mène son combat, seulement voilà, ce matin il s'est levé trop tôt.
Allez voir ce que ça donne …
Patrick Ringal
08:50 Publié dans Ringalor | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humeur, ringalor, alcool, alcoolique, musique, patrick ringal, chant, people
20/07/2009
People
J'ai toujours aimé les peoples, sans jamais l'avouer (ça ne se fait pas, sauf dans une salle d'attente), je les aime parce qu'ils font leur boulot de revendeurs de ragots. Un people c'est d'abord un mensonge en papier glacé, à déguster tout de suite, parce qu'il va fondre dans les minutes qui suivent. C'est du pain béni pour les rêves et les cauchemars que nous poursuivons en prenant le métro.
Un people est quelqu'un qu'on aime parce qu'on sait qu'il va se prendre toutes les gaffes, les bévues, les chewing-gum, toutes les vilenies, tous les cancans, qu'ils soient légers comme des barbes à papa ou plombés comme les économies de ma grand-mère ; il va se prendre toutes les glus résineuses, infectées des on dits et des j'ai-toujours-su-qu'il-avait-le-sida, qu'il va les avoir collées au cul pour un bon bout de temps (alors que nous on a le derrière bien propre).
Les peoples nous permettent de rêver parce qu'ils vivent dans un monde qu'ils vont perdre. Et ç'est précisément cette descente aux enfers qui nous ravi.
On n'admire pas la belle villa à Malibu, on fantasme sur la chute future de la star.
On ricane parce que nous sommes les seuls à savoir que bientôt (oh très bientôt, s'il vous plaît dans pas trop longtemps) il va se ramasser le plafonnier de Zeus sur la tête, et que ce sera bien fait pour lui, il n'avait qu'à pas ….
J'aime les peoples. Dans ma vie, je n'aurai jamais une femme aussi belle que lui, avec de si belles jambes, de si belles jupes, de si beaux talons aiguilles, mais je vous le dis, elle finira dans l'alcool et la drogue. Je vous le dis, elle ira se refaire le minois dans pas longtemps et elle ne sera plus alors qu'une pâle copie de l'original, un Picasso raté.
Les peoples rassurent nos petites vies parce qu'ils vivent de grands drames.
Regardez Michael Jackson … C'est qu'on en a baaaffré du coulis de : Mon Dieu, il a vraiment violé des enfants ! Et vous avez vu son visage, un vrai Thriller...!
C'est ça qui nous plaisait en lui. Son destin. Sa chute vertigineuse. Celle que nous avons orchestrée.
Regardez la suite dans …
Patrick Ringal
12:01 Publié dans Ringalor | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humeur, ringalor, alcool, alcoolique, musique, patrick ringal, chant, people
19/03/2009
En face du numéro 28
Placide est chanteur et alcoolique. Il raconte son travail et son arrêt de la boisson. Les histoires de Placide ont débutées le 24 septembre 2007. Voici le dernier épisode. Vous pourrez lire la suite quand le livre sera publié...
Un soir, tard sans doute, je suis retourné dans notre rue. Je voulais voir si les lumières étaient allumées. Je voulais me rapprocher de ma fiancée. Je voulais éprouver dans mes chairs ce que le manque d’elle voulait dire. J’espérais secrètement que le mal serait si fulgurant que j’allais enfin prendre la décision de cesser de boire. J’avais tout de même pris la précaution de mettre deux cannettes de bières dans mes poches.
Je me suis assis en face du numéro 28, c’était là que nous habitions. Je me suis adossé à une porte et j’ai regardé les fenêtres du deuxième étage. Elles étaient éteintes. Ailleurs, au numéro 26 par exemple, il y avait encore de la vie, et plus bas dans la rue également. Des couples heureux s’apprêtaient à aller se coucher. Des couples se lavaient les dents ensemble en partageant le verre à dent, le mari s’écartant du miroir pour permettre à la femme de se démaquiller. Le mari disant : tu es belle sans maquillage... Bon, je crois que je délirais, je ne me souviens plus très bien.
Je fixais la fenêtre de gauche (notre chambre), quand, j’en fus convaincu, j’ai vu bouger les tentures... Ma fiancée me regardait.
Non, je délirais. Les tentures ne bougeaient pas.
L’air était frais mais Placide ne sentait plus les odeurs. Placide puait l’alcool, et cette odeur prenait le pouvoir sur toutes les autres.
J’ai sorti une cannette de ma poche et je l’ai ouverte en la cachant sous ma veste pour atténuer le bruit. Une voiture a lentement remonté la rue. Quelque chose me disait que je devais me cacher, alors je me suis recroquevillé derrière une voiture en stationnement. La police est passée devant moi sans me voir. Quand je vous disais que quelque chose ne tournait pas rond. Sûr qu’ils m’auraient embarqué pour terminer la nuit au poste.
Il était temps de partir. Le déclic n’avait pas eu lieu. Je n’avais rien ressenti. Juste un soupçon de regret, vite atténué par la perspective d’aller terminer ma nuit dans le seul café de Bruxelles ouvert toute la nuit.
Je ne me souviens plus si ça faisait une ou deux semaines que ma fiancée m’avait demandé d’aller cuver mes faiblesses ailleurs, mais j’étais dans un sale état.
Je me suis levé en rotant et j’ai remonté la rue en titubant. Un alcoolique retrouve très vite son cap. Au bout de cent mètres, je marchais presque droit.
Direction le cimetière d’Ixelles. C’était là-bas que se trouvait le bar de la pause.
Placide avait mal aux jambes et aux pieds. Il respirait avec difficulté. Il buvait en marchant, épiant devant, derrière pour voir si les flics ne revenaient pas. Placide ne se souvenait de rien (qu’avait-il fait quelques minutes auparavant ?), mais il savait où se trouvait le bar. Il croisa un groupe d’étudiants éméchés qui rentraient dormir quelques heures avant de reprendre les cours. Placide les envia. Lui aussi, dans le temps, pouvait électrocuter ses neurones toutes la nuit avec des cocktails détonants et être en forme après une courte sieste... Maintenant, il n’était plus que l’ombre de lui-même, l’ombre qui recouvrait toute forme d’espoir pour demain.
A moins ... A moins de se prendre en main et de ne pas attendre que quelqu’un d’autre vienne vous sortir de la morgue...
Patrick Ringal
11:49 Publié dans Placide | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humeur, placide, alcool, musique, solitude, alcoolisme
16/03/2009
Peut-être à midi?
Je passais le plus clair de mon temps dans ma chambre. Je ne m’apitoyais pas sur mon sort, je réfléchissais, (quand j’avais les idées encore bien en place) et malgré cela, je ne parvenais pas à prendre une décision. J’écoutais la radio, je regardais par la fenêtre, une gorgée, j’observais les gens qui se rendaient à leur travail, qui se promenaient, une gorgée, qui ne se disaient pas bonjour. Je comptais les voitures, une nouvelle canette.
J’essayais de prendre une décision. Je ne me souviens plus très bien. J’essayais de tomber au plus bas. Je ne méritais pas ma fiancée ni mon fils. Je ne sais plus.
Je me foutais d’être ce que j’étais, je voulais atteindre le néant pour pouvoir sentir le froid me glacer. Combien de fois n’avais-je pas essayé d’arrêter de boire ? Des milliers de fois évidemment. J’ai cessé de boire chaque matin pendant vingt ans.
Chaque matin, en prenant mon café, la peur me tenaillait le ventre ; quand viendra le signal ? Je buvais une deuxième tasse de café, je fumais ma deuxième cigarette, Dylan était parti à l’école, ma fiancée terminait son maquillage (elle était belle et fraîche, elle aimait son travail), puis elle venait m’embrasser en disant : je t’aime, vivement ce soir qu’on se retrouve ! (Elle rajoutait quelques fois avec une petite moue de dégout : je préfère quand tu te laves les dents avant que je t’embrasse, tu sens encore la bière !) Ma fiancée me lançait un dernier regard qui en disait long sur son envie de m’aimer à foison, puis elle balançait les fesses en signe d’appât avant de refermer la porte.
Et moi, Placide, je trouvais que j’avais beaucoup de chances. Je buvais ma troisième tasse de café, je regardais loin, là où je ne me trouvais pas, pour tout dire, je tournais le regard vers cette zone sombre qui m’habitait depuis vingt et j’entendais ce foutu signal... Me faut une bière ! Alors je m’habillais en toute hâte, je n’attachais pas mes lacets, laver les dents ce sera pour plus tard, et je fonçais comme un trou de balle de 9 mm vers une petite surface que je savais ouverte dès huit heures du matin. J’achetais quatre Gordon, non cinq, et je refonçais, cette fois comme un cyclone avide de se charger au maximum, chez moi, heu chez nous, ..., enfin là où je pouvais boire sans être dérangé, ni vu ni connu, car c’était bien connu, Placide allait cesser de boire à midi...
Patrick Ringal
11:55 Publié dans Placide | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humeur, placide, alcool, musique, solitude, alcoolisme
12/03/2009
Placide... quelques souvenirs
Placide est chanteur et alcoolique. Il raconte son travail et son arrêt de la boisson. Les histoires de Placide ont débutées le 24 septembre 2007
Je ne me souviens plus de grand chose. J’ai passé quelques semaines retiré dans un petit appartement que je louais pour une poignée d’euros. Le reste de l’argent que je gagnais passait de ma poche dans celle des propriétaires de night-shop. En fait d’appartement, c’était plutôt une chambre de deux mètres sur trois qui donnait sur une avenue bruyante ; je pouvais utiliser une petite douche dans le couloir et j’avais accès à une cuisine que je partageais avec les locataires du cinquième – étage que j’habitais.
Ma fiancée m’avait demandé gentiment mais fermement, quelques semaines en amont, de quitter notre nid et de ne revenir que quand j’aurais cessé de cultiver le mythe de l’artiste maudit. Ma fiancée avait l’intention de m’attendre, bien que son jardin de patience fût bien dégarni...
Je ne me souviens plus des détails. J’avais loué la première chambre que j’avais trouvée. Peu m’importais le confort. Je voulais boire et pour boire pas besoin de s’entourer du superflu ; un lit, une table avec des pieds en inox, une penderie branlante et des tentures d’un beige douteux qui me permettaient de m’isoler.
J’avais envoyé un courrier aux américains, prétextant que j’étais très malade et que je devais renoncer au Messiah.
J’étais dans le brouillard. J’avais décidé, puisque ma fiancée me le proposait, de me retrouver seul avec mes cannettes – de toute façon ma fiancée ne me parlait plus -.
Un relent de mémoire me rappelait que j’avais bien chanté Bach et Telemann. J’avais trouvé ça triste. Ce n’était pas moi qui avait chanté mais mon double alcoolique. Un double qui n’avait peur de rien une fois qu’il avait son comptant de carburant.
Mon fils Dylan était triste, mais il avait décidé de ne plus me voir tant que je prenais la direction du cimetière.
- Je sais que tu dois mourir un jour papa, mais je voudrais que tu ne meures pas comme un lâche...
Dylan n’avait que 14 ans !
Alors, avec l’aide de ma fiancée, je me suis retrouvé seul. Je me disais que ça allait me donner un coup de fouet. Tout était rassemblé pour me donner conscience de la merde qui me collait aux talons, il suffisait de bien secouer le tout, de tourner la tête ailleurs que dans la direction des night-shop.
Après une nuit dans cette chambre sans âme j’avais pris ma décision : je voulais arrêter de boire. Cette fois, juré, c’était la bonne ! Pas une vaine tentative, comme il y en eut des centaines, non, la vraie de vraie, mais il fallait que ma fiancée m’aide une dernière fois.
J’ai essayé de l’appeler, mais elle ne répondit jamais. Sans doute voyait-elle mon numéro s’afficher. Finalement, elle m’envoya un sms disant : « Ne m’appelle plus. J’ai besoin de temps et toi aussi je crois. Apprends à me respecter en te respectant d’abord ! »
J’ai tout laissé tomber et j’ai couru dans l’avenue. Après deux cents mètres, je n’avais plus de souffle. A quoi bon !
Je suis entré dans un café et j’ai commandé une Duvel.
Patrick Ringal
13:00 Publié dans Placide | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humeur, placide, alcool, musique, solitude, alcoolisme
21/02/2009
Coldgenius J-3
- Bien, chers musiciens, musicienne, je vous ai réuni dans le salon pour que nous puissions décider de la suite de notre retraite au fond des bois...
Ringalor parlait lentement, se massant de temps à autre le ventre, réprimant tant qu’il le pouvait son envie de courir aux toilettes - souvenez-vous, le médiator.... (Petit plectre utilisé pour jouer de certains instruments à cordes grattées... « Petit Robert »).
- Je tenais à remercier tout particulièrement Marie, la seule femme du groupe, pour les deux belles balades... Merci de nous avoir fait découvrir les beautés de cette région... Merci pour ton investissement... Merci, merci, ... MERCI ! NOUS SOMMES TOUS MALADES ! Mon ami pianiste, tu veux bien te moucher s’il te plaît ? Merci Marie.... Maintenant que nous sommes en retraite au fond des bois pour nous soigner comment vois-tu l’avenir de ce groupe... ?
- Si j’allais chercher du rhum, demanda Christian le batteur, on pourrait se faire des tisanes au rhum...
Ringalor le fusilla du regard.
- Nous irons au village pour chercher des infusions « bien-être »... Bon, d’accord, on prendra également des bières, je sens que j’en aurai besoin.
- Moi il faut que je me couche, j’ai des frissons.
Maermor fonça vers le divan, se coucha, se recroquevilla, se mit en boule, se mit à ronfler, se coupa du monde, se ...
Ringalor soupira.
- Tout est fini mes amis. Si on ne se reprend pas, nous finirons à « Notre dame à la rose ». Benoit mon bassiste, dit quelque chose...
- Cool. Cool.
- Coule, coule, Coldgenius, enfonce-toi dans les abysses, on est déjà au fond des bois, alors ... Si on ne répète pas aujourd’hui je sens que ça nous portera malheur. Quelqu’un est allé voir le classement sur le Jour on Stage ? Moi, je n’ose plus...
- J’y vais, dit le batteur.
Maermor ronflait. Marie regardait dans le vide. Benoit réfléchissait. Ringalor se massait le ventre. Ils entendirent alors un pchttttt... C’était Christian le batteur qui ouvrait une canette. Puis, quelques instants après ...
- Hé les mecs ! On est dernier !
Ringalor courut vers les toilettes.
Patrick RIngal
14:10 Publié dans Coldgenius | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humeur, coldgenius, concours, musique, rock, chant
20/02/2009
Coldgenius J-4
Les musiciens se sont réveillés à des heures très différentes, very excessive différences...
Tout d’abord, ce fut Ringalor. Mais avait-il seulement dormi ? Avait-il seulement pensé à autre chose qu’au Jour on Stage ?
« Jai passé la nuit à me retourner dans mon lit, si on peut appeler ça un lit – plutôt un banc de cardinal -, je n’ai pensé à rien d’autre qu’à des moutons, pas ceux qui sautent au-dessus de la barrière, mais ceux qui vont se connecter sur le net, comme moi, pour voir où on en est. J’ai pensé à mon médiator qui se baladait quelque part dans le gros intestin... Bref, je n’ai pas dormi. »
Puis ce fut au tour de Benoit le bassiste. Il avait très bien dormi. Il était calme. Il était frais. Il était bien réveillé. Il était sage. Il avait faim et avait envie de lire son bouquin.
- Bonjour.
- Bonjour mon bassiste.
Pas un mot de plus. Ces deux là n’étaient pas pour les verbiages du matin.
Puis ce fut Marie la seule femme du groupe. Elle était vaseuse. Elle avait la bouche endormie.
- Pourtant je vous jure que je me suis lavé les dents !
Marie la seule femme du groupe disait qu’elle n’avait plus de voix.
- Tu m’étonnes ! dit Ringalor, c’est cette balade. Tu fermais la bouche quand on marchait ? Mais non, je blague. Te tracasse pas, elle va revenir ta voix.
Puis ce fut au tour de Maermor, l’ami pianiste. Il était chiffonné. Oui, chiffonné, pas d’autres mots pour d’écrire sa tête de ... ben, de chiffonnier.
- Mes amis, je suis crevé !
- Il y a du café, dit Marie.
- Merci ma chérie. Ca va Ringalor ?
- J’attends !
- Quoi ?
- Et bien que mon médiator sorte pardi !
Tous les quatre ont éclaté de rire. Ca rassemble un groupe d’aller au fond des bois...
Enfin, vers 14h, 2 PM, 2 PM ! Christian le batteur est arrivé dans la cuisine.
- Aaaaah ! Qu’est-ce que j’ai bien dormi ! J’ai passé l’heure de l’apéro, non ?
- Je ne sais pas, dit Maermor, mais c’est l’heure de ma sieste !
- D’accord, dit Marie la seule femme du groupe, fais ta sieste et après on ira faire une belle balade...
- Et si on allait plutôt chercher des bières au village, dit Christian ?
Ringalor avait le visage blême.
- Je sens que je vais faire une attaque.... !
Patrick Ringal
11:44 Publié dans Coldgenius | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humeur, coldgenius, concours, musique, rock, chant













![Coldgenius15août[1].JPG27](http://blogsimages.skynet.be/images_v2/000/000/000/20090221/dyn009_small150_425_639_jpeg__bf0955dac5fe2059eb12a1e123c84b13.jpg)
![Coldgenius15août[1].JPG17](http://blogsimages.skynet.be/images_v2/002/552/724/20090220/dyn001_small150_425_639_jpeg_2552724_a7f9d5b73fca6d9ba237509d9b460120.jpg)